Ferdinand de GRAMONT (1812-1897)
Ni dans le ciel serein…
Paris, Paul Masgana, 1842.

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textes de
Gra­mont

 


 

 
 

 


 

topos des
agré­ments

 


 

imi­ta­tion de
Né per sereno ciel…

 

rien ne peut consoler sa douleur.

Ni dans le ciel serein la marche des errantes étoiles ; ni sur une mer tranquille celle des bateaux goudronnés ; ni le passage des cavaliers armés à travers la campagne, ou des bêtes allègres et bondis­santes à travers de beaux bois ;

Ni de fraîches nouvelles d’un bien que l’on attend ; ni les récits d’amour en style noble et choisi ; ni, parmi les limpides fontaines et les prés verdoyants, les doux chants des dames chastes et belles ;

Ni rien enfin ne se trouvera jamais qui puisse atteindre à mon cœur ; si bien le sut avec elle ense­velir celle qui fut seule pour mes yeux le foyer de lumière ainsi que le miroir.

Vivre m’est un ennui si pénible et si long que j’invoque le trépas, à cause du grand désir qui me tient de revoir celle qu’il eût mieux valu ne pas voir.

 
 
 

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textes de
Gra­mont

 

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1842

 

 

 
 

 



Pétrarque
Canz. 312



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rien ne peut consoler sa douleur.

Ni dans le ciel serein la marche des errantes étoiles ; ni sur une mer tranquille celle des bateaux goudronnés ; ni le passage des cavaliers armés à travers la campagne, ou des bêtes allègres et bondis­santes à travers de beaux bois ;

Ni de fraîches nouvelles d’un bien que l’on attend ; ni les récits d’amour en style noble et choisi ; ni, parmi les limpides fontaines et les prés verdoyants, les doux chants des dames chastes et belles ;

Ni rien enfin ne se trouvera jamais qui puisse atteindre à mon cœur ; si bien le sut avec elle ense­velir celle qui fut seule pour mes yeux le foyer de lumière ainsi que le miroir.

Vivre m’est un ennui si pénible et si long que j’invoque le trépas, à cause du grand désir qui me tient de revoir celle qu’il eût mieux valu ne pas voir.

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En ligne le 21/07/10.
Dernière révision le 01/11/18.