Les Épithètes
de Maurice de La Porte (1571)
««« Pélops »»»

 

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Pélops. Dardanien, Tanta­lide, fausse-foi, phrygien.

Pélops fut fils de Tantale Roi de Phrygie, et de Taygète, duquel le père un jour ayant les dieux logés chez lui, pour expé­ri­menter leur divi­nité, le fit cuire et le leur présenta à manger, mais tous n’y voulurent toucher fors Cérès qui en empoigna l’épaule dextre, si bien que Jupiter ayant remis Pélops en vie, lui en appliqua une d’ivoire. Puis après Pélops étant devenu homme mena guerre à l’encontre d’Œnomaus, pour avoir sa fille Hippo­damie en mariage, de laquelle il était fort amoureux, et l’ayant vaincu la lui promit à condition qu’il le surmontât à course de chariot : Pour à quoi parvenir Pélops suborna Myrtile charretier d’Œnomaus, à ce qu’il mît à son chariot des aisseaux faciles à rompre, comme il fit, de sorte qu’étant Œnomaus dans icelui, le chariot fut rompu et lui brisé, tellement que Pélops eut la jouissance d’Hippo­damie, et du royaume d’Élide.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 200r° [Gallica, N0050715_PDF_406]
(texte modernisé).























Pelops. Dardanien, Tanta­lide, fauce-foi, phrygien.

Pelops fut fils de Tantale Roi de Phrygie, & de Taygete, duquel le pere vn iour aïant les dieux logés chez lui, pour expe­ri­menter leur diui­nité, le fit cuire & le leur presenta à manger, mais tous n’y voulurent toucher fors Ceres qui en empoigna l’espaule dextre, si bien que Iupiter aiant remis Pelops en vie, lui en appliqua vne d’iuoire. Puis apres Pelops estant deuenu homme mena guerre alen­contre d’Oenomaus, pour auoir sa fille Hippo­damie en mariage, de laquelle il estoit fort amoureus, & l’aiant vaincu la lui promit à condition qu’il le surmontast à course de chariot : Pour à quoi paruenir Pelops suborna Myrtile chartier d’Oenomaus, à ce qu’il mit à son chariot des aisseaus faciles à rompre, comme il fit, de sorte qu’estant Oenomaus dans icelui, le chariot fut rompu & lui brisé, tellement que Pelops eut la iouissance d’Hippo­damie, & du roiaume d’Elide.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 200r° [Gallica, N0050715_PDF_406]
(texte original).