François LE POULCHRE (v.1546-v.1596)
S’on voyait votre Été…
Paris, Marc Orry, 1587.

SON voyait votre Été long comme votre Automne,

Si à votre printemps ressemblait votre Hiver,
S’on pouvait cette fleur toujours en vous trouver,
Que le ciel libéral en votre Avril vous donne.

Si vous aviez toujours pour compagne Dione,
Qui tînt votre Soleil ferme sans se coucher,
Et que sans se flétrir l’on ne vît s’assécher
Et la rose, et le lis, dont il vous environne.

Vous auriez bien raison d’épargner chichement
Ce qu’en votre jardin servirait d’ornement :
Mais puisque tout y est de si peu de durée,

Que la première nuit, par son obscurité,
Gâte le plus luisant, de sa grande beauté,
Cueillez dès le matin ce que perd la sérée.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

SON voyait votre Été long comme votre Automne,

Si à votre printemps ressemblait votre Hiver,
S’on pouvait cette fleur toujours en vous trouver,
Que le ciel libéral en votre Avril vous donne.

Si vous aviez toujours pour compagne Dione,
Qui tînt votre Soleil ferme sans se coucher,
Et que sans se flétrir l’on ne vît s’assécher
Et la rose, et le lis, dont il vous environne.

Vous auriez bien raison d’épargner chichement
Ce qu’en votre jardin servirait d’ornement :
Mais puisque tout y est de si peu de durée,

Que la première nuit, par son obscurité,
Gâte le plus luisant, de sa grande beauté,
Cueillez dès le matin ce que perd la sérée.

 

En ligne le 15/09/10.
Dernière révision le 11/11/16.