Joachim DU BELLAY (1522-1560)
Ô Prison douce…
Paris, Arnoul L’Angelier, 1549.

Ô Prison douce, où captif je demeure
Non par dédain, force, ou inimitié,
Mais par les yeux de ma douce Moitié
Qui m’y tiendra jusqu’à tant que je meure.

Ô l’An heureux, le Mois, le Jour, et l’Heure,
Que mon cœur fut avec elle allié !
Ô l’heureux nœud, par qui j’y fus lié
Bien que souvent je plains, soupire, et pleure !

Tous prisonniers, vous êtes en souci,
Craignant la Loi, et le Juge sévère
Moi plus heureux, je ne suis pas ainsi.

Mille doux mots, doucement exprimés,
Mil doux baisers, doucement imprimés,
Sont les tourments, où ma foi persévère.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Ô Prison douce, où captif je demeure
Non par dédain, force, ou inimitié,
Mais par les yeux de ma douce Moitié
Qui m’y tiendra jusqu’à tant que je meure.

Ô l’An heureux, le Mois, le Jour, et l’Heure,
Que mon cœur fut avec elle allié !
Ô l’heureux nœud, par qui j’y fus lié
Bien que souvent je plains, soupire, et pleure !

Tous prisonniers, vous êtes en souci,
Craignant la Loi, et le Juge sévère
Moi plus heureux, je ne suis pas ainsi.

Mille doux mots, doucement exprimés,
Mil doux baisers, doucement imprimés,
Sont les tourments, où ma foi persévère.

 

En ligne le 24/10/05,
versé dans l’anthologie principale le 01/07/13.
Dernière révision le 14/05/16.