Jean Antoine de BAÏF (1532-1589)
J’aime ce teint…
Paris, Lucas Breyer, 1573.

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textes de
Baïf

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propos :
l’esprit ou la vertu prime sur la beauté

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I’aime ce teint comme roses vermeil,
I’aime du front ceste rondeur parfette,
I’aime des dents la blancheur pure & nette
Sous vn coral qui rougit sans pareil.

I’aime du ris, des transis le reueil,
Aux deux costez la iumelle fossette,
I’aime au menton ceste double bossette,
I’aime cet œil qui fait honte au Soleil.

I’aime du poil le blondoyant ondage,
I’aime du nez (ornement du visage)
Le beau pourfil par mesure estendu.

Mais sur tout i’aime vne sagesse rare
En ce parler, qui mes esprits égare,
Pillant mon cœur de merueille esperdu.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

I’aime ce teint comme roses vermeil,
I’aime du front ceste rondeur parfette,
I’aime des dents la blancheur pure & nette
Sous vn coral qui rougit sans pareil.

I’aime du ris, des transis le reueil,
Aux deux costez la iumelle fossette,
I’aime au menton ceste double bossette,
I’aime cet œil qui fait honte au Soleil.

I’aime du poil le blondoyant ondage,
I’aime du nez (ornement du visage)
Le beau pourfil par mesure estendu.

Mais sur tout i’aime vne sagesse rare
En ce parler, qui mes esprits égare,
Pillant mon cœur de merueille esperdu.

 

En ligne le 09/09/17.
Dernière révision le 16/09/17.