Robert ANGOT (v.1580-v.1640)
Qui pourrait voir au ciel…
Paris, Gilles Robinot, 1603.

Qui pourrait voir au ciel de vos rares beautés
Les étranges façons dont vous traitez ma vie,
L’on y verrait des Dieux l’état et l’industrie,
Dont ils usent au ciel en leurs divinités.

L’on y verrait encor ces quatre Déités,
Jupin, Phébus, Mercure, et Mars plein de furie
Qui de crainte, d’espoir, d’appas, de félonie,
Troublent, flattent, et font mes esprits transportés.

Cet œil, ce ris, ces mots, ce cœur sous qui je tremble,
Sont Jupiter, Phébus, Mercure et Mars ensemble,
Que je crains, que je suis, que j’écoute et je fuis :

Que je fuis, non je faux, ainçois que je réclame,
Car s’ils causent cela qui tempête mon âme,
Ils causeront le bien que j’en espère aussi.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Qui pourrait voir au ciel de vos rares beautés
Les étranges façons dont vous traitez ma vie,
L’on y verrait des Dieux l’état et l’industrie,
Dont ils usent au ciel en leurs divinités.

L’on y verrait encor ces quatre Déités,
Jupin, Phébus, Mercure, et Mars plein de furie
Qui de crainte, d’espoir, d’appas, de félonie,
Troublent, flattent, et font mes esprits transportés.

Cet œil, ce ris, ces mots, ce cœur sous qui je tremble,
Sont Jupiter, Phébus, Mercure et Mars ensemble,
Que je crains, que je suis, que j’écoute et je fuis :

Que je fuis, non je faux, ainçois que je réclame,
Car s’ils causent cela qui tempête mon âme,
Ils causeront le bien que j’en espère aussi.

 

En ligne le 24/08/05.
Dernière révision le 27/02/17.